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Bienvenue sur le site du Mouvement Corneille - Centre International Pierre Corneille

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Éditorial

"Corneille et nous". "Appropriations de Corneille"

 Deux titres pour un double événement à Rouen, un colloque et une exposition consacrés aux gestes par lesquels les générations successives se sont approprié Pierre Corneille, sa figure d'auteur, son oeuvre, ont construit son aura et sa légende, ont été jusqu'à l'instrumentaliser pour des causes parfois bien éloignées de lui.

La notion d’appropriation est comprise ici comme un pas supplémentaire par rapport à la réception et à la critique. Elle désigne les gestes, fondamentalement, de la mise en scène, mais aussi de l’imitation, de l’innutrition, du pastiche, de la parodie, des travestissements, des interventions sur le texte (coupes, censures, extraits, réécritures), des adaptations, des traductions, des apparats et des démarches didactiques, etc. Elle désigne le geste critique qui fait entrer l’œuvre de Pierre Corneille dans un cadre d’analyse pouvant aller jusqu’à l’annexion ou l’instrumentalisation. Elle renvoie aussi à la présence de l’œuvre dans le discours, voire dans la langue, aux créations qui font vivre les personnages cornéliens hors de l’œuvre, qui inscrivent le nom et la figure de Corneille dans la ville, la publicité, l’imagerie collective, qui font circuler ces images comme des signes de reconnaissance, d’appartenance.

L'exposition, organisée par les Archives de la Seine-Maritime en collaboration avec le Mouvement Corneille, permet de découvrir des dizaines d'objets, autant de témoignages de la présence de Corneille dans la culture, dans la ville et la vie quotidienne : costumes et décors bien sûr, éditions du théâtre, musées et commémorations, mais aussi, plus inattendus peut-être, un café, un billet de banque, une course automobile, une publicité, une bande dessinée, etc.

Soyez les bienvenus  les 15, 16 et 17 octobre pour le colloque (Maison de l'université les 15 et 17, Mont Saint-Aignan et Archives site Grammont le 16, gratuit et ouvert à tous), du 10 octobre au 23 décembre pour l'exposition (Archives départementales, site Grammont).

Myriam Dufour-Maître, présidente du Mouvement Corneille

 
La dernière nouvelle

 

Agrégation de Lettres 2015

 

Journée Corneille

Cinna, Polyeucte

 

10 décembre 2014

Université de Rouen, UFR Lettres et sciences humaines,

Mont Saint-Aignan

 

Gratuit et ouvert à tous

 

9h-10h30, salle B 106 (bâtiment B, rez-de-chaussée)

Conférence par Bénédicte Louvat-Molozay (maître de conférences HDR, Montpellier-III et IUF), « L’enfance de la tragédie »

 

La tragédie qui renaît sur la scène professionnelle parisienne au cours de la saison théâtrale 1634-1635 est tout sauf un objet chimiquement pur : genre hybride, elle recycle des procédés, des formes et des thèmes empruntés à la pastorale et à la tragi-comédie, les genres vedettes de la période. Ce frottement générique persistant explique tout à la fois la composition du Cid, tragi-comédie qui emprunte son sujet à l’Histoire, domaine alors réservé à la tragédie et celle de Cinna, tragédie qui annexe à la tragi-comédie son marqueur distinctif, le dénouement heureux… à moins qu’elle ne réhabilite un type de tragédie essentiel chez Euripide. Contrairement à ce que l’histoire littéraire enseigne habituellement, l’expérimentation qui caractérise « l’enfance de la tragédie » (Sarasin, « Discours sur la tragédie » en tête de L’Amour tyrannique de Scudéry) est, cependant, bien antérieure à la production parisienne des années 1630-1640 : c’est une lame de fond qui emporte, en réalité, tout le genre tragique depuis le début du siècle et dont les œuvres de Hardy, Mainfray ou Billard constituent des illustrations aussi décisives que méconnues. La conférence examinera donc à la fois une archéologie de la tragédie parisienne des années 1630 et une histoire des pratiques tragiques parisiennes autant que provinciales des premières décennies du siècle.

 

Bénédicte Louvat-Molozay est maître de conférences habilitée à diriger des recherches à l’université Paul Valéry-Montpellier III et membre de l’Institut Universitaire de France depuis 2010. Spécialiste du théâtre français du XVIIe siècle, dont elle a donné plusieurs éditions (Corneille, Molière, Rotrou, Mairet), elle s’intéresse notamment à la musique (Théâtre et musique. Dramaturgie de l’insertion musicale dans le théâtre français (1550-1680), Champion, 2002) et, depuis quelques années, au théâtre d’expression occitane au XVIIe siècle (édition en cours du « Théâtre de Béziers », à paraître chez Garnier). L’enfance de la tragédie est son dernier ouvrage, paru en novembre 2014.

 

 

14h30-18h, amphi Axelrad (bâtiment A, rez-de chaussée)

Atelier de déclamation baroque, animé par Anne-Guersande Ledoux, comédienne

L’atelier de déclamation baroque proposé abordera les pratiques d'interprétation de l'acteur du XVIIe siècle dans une perspective de création artistique contemporaine. Cette démarche conduit l'acteur à une exploration du corps et de la voix afin de faire résonner le texte dans toutes ses dimensions. L’atelier portera sur Polyeucte.

Prévoir une tenue confortable.

 

 

 

Anne-Guersande Ledoux.

Après un cursus de danse classique, Anne-Guersande Ledoux suit une formation théâtrale (Ecole de C. Mathieu) et de chant (Conservatoire de L'Hay-les-Roses). Elle poursuit sa formation en danse contemporaine avec, notamment Caroline Marcadé et s'intéresse à la recherche sur le mouvement et à la pédagogie (Diplôme d'Etat). Elle mène alors un parcours professionnel chorégraphique et dramatique.

Depuis sa rencontre avec Eugène Green et le Théâtre de la Sapience, elle entretient un lien privilégié avec la scène baroque. Elle travaille régulièrement avec Benjamin Lazar (Le Bourgeois Gentilhomme de Molière, Les Amours tragiques de Pyrame et Thisbé de Théophile de Viau, entre autres), et se produit régulièrement aux côtés d’ensembles de musique baroque. En 2012, elle met en scène l'opéra Artaserse de J.-C. Bach avec E. Demeyere à Anvers.

Elle anime des ateliers et des formations sur la déclamation baroque (Académie de Sablé, Université de Montpellier) et intervient à l'université (Montpellier, Paris, Turin), notamment par la création de spectacles dans le cadre de colloques-festivals ("La scène de reconnaissance" à Montpellier en 2012, "Scènes de nuit", "Scènes de dispute" à Paris en 2014) ainsi que Les Visionnaires de J. Desmarets en 2013. Elle est, depuis membre associé à l'IRCL.

Elle a crée La Précieuse, d’après le roman de Michel de Pure (1656-1658), pour le Festival de Sablé en 2013.

 

 

Conférence et atelier sont gratuits et ouverts à tous, dans la limite des places disponibles.

Venez nombreux découvrir la tragédie du XVIIe siècle sous un jour très nouveau !

 

 

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